Le vendredi 13 février 2026, notre coopérative a eu le plaisir d’accueillir Benoît Hamon, responsable national de l’ESS (Économie sociale et solidaire), ainsi que Vincent Bouget, candidat à la mairie de Nîmes pour les municipales de 2026.
Cette rencontre a permis de mettre en lumière le modèle des SCOP (Sociétés coopératives et participatives) et, plus largement, les spécificités de l’Économie sociale et solidaire.
Un modèle qui fait directement écho à notre histoire. En décembre 2024, notre entreprise a été reprise par ses salariés pour devenir une SCOP, le fameux modèle de société coopérative et participative, popularisé entre autres par l’Ecole de Nîmes de Charles Gide, à la fin du XIXe siècle. Ce choix fort incarne pleinement les valeurs défendues par l’ESS ainsi que nos valeurs. Concrètement cette vision : assurer la pérennité de l’activité, préserver les emplois et construire l’avenir ensemble, dans un esprit de responsabilité et de solidarité.
Comme l’a rappelé Benoît Hamon : « Les entreprises de l’ESS sont des entreprises privées, classiques, qui ont des particularités les distinguant de l’économie conventionnelle. »
Première spécificité : « L’argent ne part pas sous forme de dividendes aux associés, qui en font ce qu’ils veulent. Il reste dans l’entreprise, les entreprises de ce secteur ont une espérance de vie supérieure aux entreprises conventionnelles.»
Autre principe fondamental : « Les décisions ne sont pas prises par celui qui a le plus investi. Dans une Scop, une personne égale une voix. Du coup, les décisions sont plus tempérées, plus avisées. L’avenir d’une société ne repose pas sur la seule volonté du chef d’entreprise. »
En 2025, l’ESS a représenté 381 milliards d’euros, contre 25 milliards pour les start-up et 40 milliards pour l’industrie de la Défense, selon les chiffres de la Banque de France. Elle pèse aujourd’hui 10 % du PIB et 14 % de l’emploi privé.
Et contrairement à certaines idées reçues, il ne s’agit pas d’une économie subventionnée : seulement 7 % des aides publiques aux entreprises lui sont destinées, comme l’a souligné la Cour des comptes dans un récent rapport.
ESS France, travaille actuellement à la création d’une marque nationale destinée à identifier clairement les structures relevant de ce secteur, afin d’apporter davantage de lisibilité aux consommateurs comme aux partenaires.
Dans le Gard, l’ESS constitue un pilier important de l’économie locale. Le département compte près de 2 300 structures employant 24 000 personnes, soit environ 12 % de l’emploi salarié. Elle intervient dans de nombreux domaines de la vie quotidienne : coopératives agricoles, associations d’aide à la personne, mutuelles de santé, fondations environnementales, clubs sportifs ou encore compagnies de théâtre. (Source : InfOccitanie)